Le 20 février 1992, un monument du combat pour l’indépendance nationale, Si Ahmed Bouda, nous quittait. Cet homme d’une envergure exceptionnelle et d’une modestie sans pareil avait tout donné à son pays qu’il a servi sans jamais se servir. Profondément imprégné d’un islam militant voire révolutionnaire, Si Ahmed Bouda adhère à l’Association des Oulama Musulmans Algériens en 1932, peu après sa création en 1931. Il avait alors vingt-cinq ans.
En 1936, il quitte l’AOMA qu’il trouve trop occupée à la Réforme religieuse et culturelle pour engager une révolution politique et sociale, et rejoint l’Etoile Nord-africaine qu’il considère mieux à même de se battre contre le colonialisme et pour l’émancipation des peuples du Maghreb.
Culture

Hommage à Ahmed Bouda, un homme exceptionnel
- 20 Février 2012

Boualem Sansal « Une décolonisation mal faite, une indépendance inachevée »
- 06 Février 2012
C’est en ces termes que le romancier algérien Boualem Sansal, qui publie Rue Darwin, nous décrit la situation de son pays. Boualem Sansal était ces jours-ci à Paris. Nous l’avons rencontré pour tenter d’en savoir plus sur ce roman, sur son œuvre en général et sur l’Algérie en particulier.
À première vue, Rue Darwin serait un récit autobiographique où l’imaginaire intervient. 
Ne s’agit-il pas de ce qu’on nomme désormais une bio-fiction ?
Boualem Sansal. Tous les personnages du livre sont réels. Le narrateur me ressemble beaucoup. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une autobiographie. Je ne désirais pas parler, sans leur avis, de ces gens-là – d’ailleurs, la plupart sont morts ; quant aux survivants, je ne sais pas où ils sont. C’est pour cette raison que toute démarche autobiographique m’était interdite. Avec des faits réels, j’ai construit une fiction à travers laquelle j’ai voulu reconstituer, en partie, ma propre histoire en répondant à certaines questions. Cela m’a surtout permis de parler enfin, chose que je n’ai jamais pu faire du vivant de ma mère. L’occultation a été collective. Et puis, ma mère est morte. Il y a trois ans. J’avais tant de questions à lui poser. Elle avait le sens du secret. J’ai été élevé dans cette atmosphère-là .

Utopie Algérienne de l'indépendance
- 06 Février 2012
Le 5 juillet 1962, dans toutes les rues de l’Algérie, d’Oran à Annaba, de Tizi Ouzou à Tlemcen, une foule en délire déferlait dans les rues pour célébrer la fin de cent trente années de colonialisme et d’une guerre d’indépendance de sept ans particulièrement traumatisante. Le peuple ne célébrait pas seulement la souveraineté retrouvée, mais exprimait aussi ses rêves : l’aspiration à une société différente, plus juste et plus égalitaire, à un développement impétueux s’appuyant sur les formidables ressources de la nation, enfin récupérées.

Alger Oran Paris, les Années Music Hall
- 05 Février 2012
Nostalgique, forcément un peu, Alger Oran Paris, Les Années Music-Hall retrace "la splendeur d’une époque musicale durant laquelle tant de miel a coulé" commente le pianiste Maurice El Médioni, compagnon de route des Blond Blond, Line Monty ou Lili Boniche.
Immédiatement après la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à l’indépendance de l’Algérie, Juifs et Arabes ont contribué à dépoussiérer le patrimoine arabo-andalou quelque peu figé autour de magnifiques standards classiques aux longues intros.

100 livres publiés sur la guerre d'Algérie
- 04 Février 2012
Essais, ouvrages de référence, récits, livres pour enfants, romans : plus de cent livres sont programmés à l'occasion du 50e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie et dans beaucoup se retrouvent la question de la mémoire et celle plus large de la colonisation. La mémoire des anciens appelés, notamment, était encore récemment enfouie et souvent tue dans les familles. "Depuis 4 ou 5 ans, je reçois des dizaines de manuscrits d'anciens soldats qui arrivent à la fin de leur vie et se mettent à parler", témoigne François Gèze, PDG de La Découverte, cité dans Livres Hebdo, qui répertorie cette semaine la bibliographie complète des 115 nouveautés publiées sur l'Algérie de janvier à juin 2012.
La colonisation : un crime contre l’humanité
- 30 Janvier 2012
Brahim Younessi; Il faut toujours que le député parisien, Bernard Debré, fasse parler de lui. Il a un désir hypertrophié et maladif d’exister médiatiquement. Cet homme, fils de Michel Debré que le peuple algérien n’a pas oublié pour sa politique colonialiste, fut ministre de la Coopération du gouvernement Edouard Balladur en tout et pour tout pendant cinq mois et six jours, du 12 décembre 1994 au 18 mai 1995. Son soutien au Premier ministre de l’époque, candidat à la présidentielle, aujourd’hui empêtré dans le scandale des rétro commissions de l’affaire des sous-marins du Pakistan, lui ferme le chemin qui devait, en principe, le mener, pour la seconde fois, au gouvernement. Cet échec le marque psychologiquement de façon indélébile.
L’invention de l’art islamique
- 30 Janvier 2012
Le palais de l’Algérie, parc du Trocadéro, à l’Exposition universelle de 1900 à Paris figure en couverture du n°82 (hiver 2011/2012) de Qantara, la magazine des cultures arabe et méditerranéenne que publie l’Institut du Monde Arabe.
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FRANÇAIS PAR LE CRIME J'ACCUSE !
- 27 Janvier 2012
Sur fonds de guerre d’Algérie comme trame historique, l’auteur nous livre sa propre autobiographie et tente de connaître, plus de quarante ans après les faits, la vérité sur sa naissance. Son enquête le mène tout d’abord en Algérie où il retrouve, après bien des vicissitudes, sa mère. Elle lui avoue qu’elle a été, durant le conflit, violée par des militaires français lors de plusieurs séances de torture.
El Gusto chante l'Algérie retrouvée
- 11 Janvier 2012
Tout a commencé par la promesse d'une jeune femme de 23 ans à un vieux miroitier de la casbah d'Alger. «Je vais t'aider à retrouver tes vieux amis.» C'était en 2003. Émue par les souvenirs de l'homme, Safinez Bousbia se lançait sans vraiment le savoir dans une aventure qui allait changer le cours de sa vie. Huit ans plus tard, l'étudiante en architecture s'est transformée en chef d'une troupe de 30 musiciens. «Ce qui m'a poussé, c'est le côté humain» expliquait-elle hier dans une loge du Grand Rex, à Paris, quelques heures avant la première de deux représentations de l'orchestre El Gusto.
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Fatiha BENMOUMENE ; la danse orientale
- 07 Janvier 2012
Fatiha BENMOUMENE est professeur et chorégraphe de danses arabes. A travers son travail, elle a à cœur de respecter et de faite connaitre la culture arabe, celle de ses racines. Autodidacte, c’est la passion de son art qui la conduit à le transmettre. Son travail se distingue par un véritable désir d’authenticité.
L'objectif de Fatiha BENMOUMENE est de rendre ses lettres de noblesse à cette danse classique et populaire que nous connaissons sous la forme de "danse du ventre", cliché dévalorisant et ne permettant pas de véhiculer une vraie communication sur la culture du monde arabe.

Les penseurs musulmans en France au 20e siècle
- 05 Janvier 2012
Les études sur l’immigration s’intéressent notamment à ses aspects politique et économique et négligent la plupart du temps ses caractères culturel et religieux. Pourquoi de nombreux penseurs musulmans ont-ils choisi de séjourner en France ? Quelles sont leurs relations avec les intellectuels et les penseurs français ? Comment voient-ils la civilisation occidentale ? Que sont-ils devenus par la suite? Toutes ces questions méritent un élément de réponse.
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