Aissa Hakim (17)
Février 1980. Paris, consulat d’Algérie, rue d’Argentine, Chadli Ben Djédid est le candidat unique du FLN à la présidence de la république. Couleurs des bulletins de vote : blancs pour le OUI et violets (couleur du diable exécrée par les algériens), pour le NON. 8 heures. Les bureaux et le personnel sont prêts à accueillir les électeurs et à entamer les opérations de vote. Une pyramide de bulletins violets, soigneusement constellées de quelques bulletins blancs, espacés au pied à coulisse, est constituée pendant la nuit. La pyramide avait pour objet de faire croire aux électeurs et aux médias que les algériens étaient nombreux à avoir voté et pour un OUI massif en faveur du candidat unique de l'armée.
Algérie : les causes du déraillement de la révolution algérienne.
Written by aissa hakimDepuis la nuit des temps, les algériens ont toujours cultivé, à plein champ, paradoxes et contradictions. En 1830, selon Bruno Etienne, le taux de lettrés en arabe chez les algériens était plus élevé que chez les hordes des envahisseurs en français. Dans les années 50-60 du siècle dernier, 95%, des quelques sept millions d’algériens étaient : et des montagnards, et des analphabètes, et des illettrés (ne sachant ni lire ni écrire) dans aucune langue, et des misérables recouverts de haillons et sous alimentés. Telle était le couronnement de l’œuvre la plus élaborée et la plus manifeste de 125 années d’une massive présence coloniale française dite : «Civilisatrice. »
Depuis 2002 que j’écris sur ce blog, avant d’aborder un sujet, j’ai toujours commencé par faire des recherches, de les recouper, de les méditer, avant de me mettre à écrire. Dans ma dernière note, j’avais promis à mes honorables lecteurs, qui sont de plus en plus nombreux et de moins en moins critiques, de consacrer la prochaine note au congrès de la Soummam. En repassant en revue ce sujet historique, il m’est apparu beaucoup plus complexe. J’ai donc décidé de présenter ici d’abord son principal artisan, Abane Ramdane, celui sans lequel ce congrès n’aurait sans doute jamais eu lieu, avant de me pencher sur le congrès lui-même.
Pour mieux connaître Abane, j’ai relu ou consulter les ouvrages suivant : « Abane Ramdane, un héros de la guerre d’Algérie » (Khalfa Mameri, « Le FLN mirage et réalité » (M. Harbi), « Aux origines du premier novembre 1954 (Ben Khedda), l’histoire intérieure du FLN » (Gilberte meynier.)
Certaines personnalités et médias algériens, parmi eux des avocats et des hommes politiques, supplétifs d’un cabinet noirs, ne répugnent ni devant le travestissement de l’histoire ni devant la calomnie… pour accabler l’un des plus illustres : fondateurs du FLN historique, de ses dirigeants et le premier Président de l’Algérie post coloniale.
Il est reproché à Ben Bella d’être : un imposteur de la révolution, d’origines marocaines, le fils d’un père qui a trahi : « Son peuple », « sa nation » et » son roi ».
Ben Bella n’a jamais nié ses origines : paysannes, berbères et marocaine. Il a également précisé que la le bourg de Maghnia a été fondé par Lalla el Hadja Maghnia, par une honorable Dame marocaine. Sans doute était-elle venue s’installer à Maghnia avec sa tribu.
Aissa Hakim
Vers 1987, le journal algérien : « Algérie Actualité » avait entrepris une enquête auprès des lycées algériens, hauts lieux de l’enseignement de l’histoire. Cette enquête avait révélé que 73% d’entre les lycéens algériens ignoraient les rôles joués, durant la révolution algérienne, par : Larbi ben M’hidi, le Jean Moulin algérien, la ville d’Evian, etc. Ce qui avait amené le Président Chadli à stigmatiser l’école algérienne.
Jeune Afrique n° 2626 (8 au 14 mai 2011) a publié : « Une soirée avec Ben Bella ». Il s’agit d’une causette à bâton rompu entre un personnage historique âgé de 94 ans, qui porte, stoïquement, les poids des années et des secrets qui font encore peurs à certains de ses contemporains et ignorés par les générations d’après la Révolution. Le journaliste de Jeune Afrique semble peu au fait d’une culture algérienne largement dominée par le « Girouettisme» et l’opportunisme affichés au grand jour.

Aissa Hakim
A la fin du second conflit mondial, les empires coloniaux occidentaux : Angleterre, France… n’avaient plus ni volonté politique, ni intérêts économiques, ni les moyens humains et matériels pour conserver et continuer à gérer directement, à partir de paris et Londres, leurs : colonies et protectorats.
Dans les années 50 du siècle dernier, par rapport aux différentes étapes de l’aventure humanité, le philosophe algérien, Abdelmalek Bennabi, avait situé certaines tribus musulmanes non pas à l’époque de la préhistoire mais de la « précivilisation ».
Les rois, les ministres, les députés, les hauts cadres … de certaines monarchies du Golfe persique ou arabique portent les mêmes patronymiques tribaux et sont tous issus de la même tribu.
Aissa hakim
En tant qu’algérien, du haut de mes 65 ans et de mon 1.87 m. de haut, je me sens nain face aux plus jeunes et aux plus petits tunisiens qui sont d’authentiques géants qui viennent de forcé l’admiration du monde. Je m’incline jusqu’à terre devant la mémoire de leurs victimes qui ont d’abord ébranlé avant de faire s’effondrer l’une des plus trompeuses et des plus pernicieuses dictatures du quart monde, du tiers monde et tout le monde arabe. Cependant, la chute du tyran ne doit pas se suffire à elle-même, elle n’est pas une fin en soi. Je crains de voir, à très brève échéance, l’enthousiasme des tunisiens et de leurs admirateurs se transformer en cauchemar, en déception.
Aissa Hakim :
« Je n’ai pas recherché la solitude pour des motifs religieux, mais pour fuir le peuple et ses lois, ses enseignements et ses traditions, ses cris et ses gémissements … J’ai recherché la solitude parce que je hais la grande et terrible institution que l’on appelle la civilisation − cette monstruosité symétrique érigée sur la perpétuelle misère du genre humaine ». Khalil Gibran
Un accord de paix Israélo-palestinien est-il encore possible ?
Written by aissa hakimAiisa Hakim
Il n’y a pas si longtemps, dans cette blogosphère et ailleurs, celui qui condamnait Israël pour ces crimes contre des populations civiles et doutait de sa volonté de faire la paix avec les palestiniens, quand bien même il ait été juif, résistant et survivant d'Auschwitz, qu'il s'appellerait Stéphane Hessel, était immédiatement et systématiquement ravalé au rang : « D’antisémite », « De révisionniste », « De Négationniste», "De sénile".
L’Etat Sioniste d’Israël et les palestiniens sont-ils aujourd’hui plus proches de la paix qu’hier ? Et, une paix entre eux est-elle encore possible ?





