Ammar Koroghli (11)
Par Ammar KOROGHLI *
Face au réveil des peuples du Maghreb et du Machrèq, les tenants du pouvoir annoncent unilatéralement des réformes ; dans le cas de l’Algérie, elles seraient de nature « législative et constitutionnelle ». Pour l’essentiel, il s’agirait de revoir les lois sur les partis et l’information avant de revoir la constitution.
par Ammar Koroghli
A l’origine, le désert en Arabie préislamique. Un immense désert d’où surgit le peuple arabe sur la scène de l’Histoire qui « se répandra dans un monde étourdi par la violence du choc à la vitesse d’un ouragan » (Kalisky, « L’Islam »).
Ammar Koroghli
Bulle financière, subprimes, crise de l’immobilier, dette publique... Le cartel des pays industrialisés (Europe occidental et Etats-Unis) n’en finit pas de subir les effets d’une mondialisation dictée à leurs gouvernements par les tenants de la haute finance. Ainsi, après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, c'est au tour de l'Italie et de l'Espagne de susciter la défiance des investisseurs, à un moment où les Etats-Unis ont risqué la cessation de paiement. Qui va pouvoir éponger leurs dettes aux montants abyssaux ?
Europe : Vers un État de Droit ou Policier ?
Written by Ammar KoroghliAmmar Koroghli
L’Europe ne cesse de développer une thématique dangereuse tantôt à l’endroit des étrangers en général tantôt envers les Musulmans en particulier. Cette attitude a fini par aboutir à une xénophobie d’Etat, voire à une islamophobie selon une mise en scène ponctuée par une législation devenue vétilleuse du foulard « islamique » à la burqa, en passant par l’ « identité nationale » au quota en football.
Par Ammar KOROGHLI :
(Avocat – Auteur Algérien)
En Algérie, le regain d’intérêt pour la question de la société civile se manifeste de plus en plus face à l’arbitraire qui a caractérisé les tenants du pouvoir depuis l’indépendance, sans doute davantage depuis ce qu’il a été convenu d’appeler « les événements » d’octobre 88 et la déferlante liberté d’expression savamment distillée et contrôlée.
« A la lutte pour l’indépendance nationale succèdera la révolution démocratique populaire » (Programme de Tripoli)
« La meilleure forteresse au monde est l’affection du peuple. Si tu as les pierres sans avoir les cœurs, elles ne suffiront point à te protéger » (Machiavel)
L’Algérie a subi trois siècles de présence turque et près d’un siècle et demi de domination coloniale avant de prétendre de nouveau à l’indépendance. L’idée de la construction démocratique constitue un élément essentiel de la doctrine politique de l’Algérie contemporaine ; ce, que l’on se réfère à la proclamation du premier novembre 1954 et le programme de Tripoli (1962), la charte d’Alger de 1964 et la charte nationale de 1976, en passant par les constitutions algériennes (notamment celle de 1989 qui a octroyé le multipartisme et celle de 1995 ayant limité à deux les mandats du président de la République).
Faut-il désespérer de l’administration Obama ?
Written by Ammar Koroghli
Par Ammar KOROGHLI*
Elu à la Maison Blanche, Barack Hussein OBAMA suscita moult espoirs tant en Amérique que dans le monde. Depuis son discours du Caire en direction des pays musulmans, l’auteur du « yes we can » n’a pas osé franchir le rubicon quant à la question palestinienne et relativement à l’abolition de la peine de la mort. Deux taches indélébiles de son mandat ?
Ainsi, l’administration américaine, sous la houlette du président Obama a voté non à l’admission de la Palestine à l’UNESCO. Il y a là un indice sérieux laissant résumer qu’elle votera de même quant à la demande de la Palestine d’être membre à part entière des Nations Unies. Faut-il s’étonner outre mesure de cette attitude qui traduit la doctrine américaine en la matière, otage du lobby sioniste ?
Ammar KOROGHLI (Avocat-auteur Algérien)
« Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument » (Lord Acton)
Le système politique algérien demeure assujetti à la volonté des hommes placés à la tête de la pyramide institutionnelle civile et militaire, dont l’un concentre constitutionnellement - et sans doute extra constitutionnellement - des pouvoirs exorbitants. C’est ce système qu‘il faut changer pour éviter que tout un peuple en soit l’otage.
Par Ammar KOROGHLI *:
Pour en finir avec l’État de l’état d’urgence
Désormais, aucun pays arabe ou africain (latino-américain ?) ne saurait s’affranchir de la tutelle de ses gouvernants que par soulèvements pacifiques. La rue s’est enrichie d’un nouveau concept : « dégage » pour dire à ses tyranneaux « démissionnez ».
La marche et la manifestation se révèlent des leviers essentiels. Elles remplacent d’autres moyens de résistance telle la non violence prônée par Ghandi et mise en pratique en Inde. La Tunisie, petite par la superficie et la démographie, a montré l’exemple.
Je finis par me rendre à l’évidence : me défaire de mon tablier de rédacteur en chef.
Capitaine de mon vaisseau, je ne cherchais qu’à le renflouer. Non à exacerber les difficultés pour le faire couler. Je mis seulement du temps à comprendre qu’il fallait mettre au défi mes détracteurs. Non pas gratuitement ou par un quelconque machiavélisme dont ils se régalaient d’ailleurs sans vergogne, mais par simple bon sens. Partir. Pourvu que l’œuvre demeure. Ce fut pour moi un dur apprentissage que le métier de la démocratie… Chaque matin, je me présentais au siège de la revue. Un vieux local aménagé dans la région parisienne. Je prenais souvent le temps de méditer sur le déroulement de la journée devant une tasse de café. Une fois arrivé au bureau, j’épluchais les journaux du jour. Là où eurent lieu de sombres manœuvres et fourbi nombre de coups bas par Khalfoun, mon prédécesseur. Pour garder son poste. Et pour cause, il était payé trois fois plus que moi.





