karim Sarroub
Adonis, aux intellectuels arabes : “vous êtes des lâches”
Il s’appelle en fait Ali Ahmed Saïd Esber, et ce pseudo qu’il a choisi, se réfère au dieu d’origine phénicienne, symbole du renouveau cyclique. Il n’aurait pas pu trouver mieux, quand on sait que tous ses livres (éd. Mercure de France) ont pour thèmes l’injustice, la dictature, la guerre et la misère.
A 78 ans, lors de sa dernière intervention à la bibliothèque nationale d’Alger, Adonis le syrien, considéré comme le plus grand poète arabe vivant, a foutu un tel merdier.
Naissance du premier pays arabe démocratique
Bravo Tunis
Des femmes et des hommes de qualité, d’un grand courage, ont, enfin, pris en main les commandes de leur pays. Ils l’ont eu, le desposte.
Poètes, écrivains, avocats, vendeurs de fruits et légumes, ont frappé un grand coup.
Ces mêmes femmes et ces mêmes hommes qui se sont battus, depuis des années, contre un tyran, un ex flic qui a fui aujourd’hui son pays comme un malfrat; et cette lutte, ces incarcérations d’intellectuels, ces humiliations, cette résistance, ont apporté leur fruits : les Tunisiens ont dit non à Ben Ali, mais aussi et surtout au savoir faire de la France. Bravo à eux.
Ce que Yasmina Khadra doit à Youcef Dris


Au mois de septembre dernier je reçois dans ma boîte aux lettres une enveloppe qui contient un roman. L’auteur : Youcef Dris, algérien, inconnu en France et même dans son propre pays, est un écrivain touche à tout : récit, roman, poésie; il est également journaliste.
Roman ? Dès la 4ème de couverture, j’ai été très surpris par la présentation du livre qui me rappelait l’histoire de ces deux amants (Jonas & Emilie) dans le dernier roman de Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit. Mais je suis resté prudent. Je me suis dit que ce n’est pas possible : un homme aussi intègre et connu que Yasmina Khadra ne peut pas faire une chose pareille.




