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Brahim Younessi

Brahim Younessi

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Mercredi, 18 Avril 2012 11:16

Un épisode avec Ahmed Ben Bella

A la fin du mois de décembre 1983, la direction politique formée de sept personnes, Ahmed Ben Bella y compris, est réunie chez ce dernier à Genève où il s’est définitivement installé après l’affaire de Montmorency. Nous devions discuter de questions aussi importantes que l’organisation de notre Mouvement dont nous voulions tenir les assises constitutives dans les meilleurs délais, et l’idéologie, un gros morceau qui posait de très sérieux problèmes internes entre les partisans d’une laïcité sans concession et les tenants, comme moi, d’une démocratie musulmane que défendait Ahmed Ben Bella.

Mardi, 27 Mars 2012 10:58

La journée de la Terre en Palestine

: Le 30 mars 1976, sous la conduite de la Confé­rence nationale pour la défense des terres arabes, les Pales­ti­niens vivant en Israël mènent une mani­fes­tation de masse contre les confis­ca­tions de terres opérées par Israël. Cette mani­fes­tation paci­fique a été réprimée dans le sang. Six Pales­ti­niens sont tués par l’armée, des dizaines d’autres blessés. Depuis, chaque année, cet événement est com­mémoré, non seulement en Palestine occupée, mais aussi à travers le monde.

Lundi, 26 Mars 2012 11:07

La longue marche vers Evian

: Avant que les négociations entre le Front de Libération nationale et le gouvernement français n’aboutissent aux accords signés le 18 mars 1962 à Evian, plusieurs rencontres qui n’ont pas été concluantes ont eu lieu après que le général de Gaulle eut appelé dans son allocution du 14 juin 1960 à l’ouverture de négociations pour envisager l’autodétermination de l’Algérie dont il avait déjà ouvert les perspectives dans son fameux discours du 16 septembre 1959.

Brahim Younessi Après avoir soutenu les Etats despotiques arabes au Moyen Orient et en Afrique du Nord, les Etats-Unis sont en train, pour préserver leurs intérêts économiques et stratégiques considérés comme vitaux, de changer leur approche de la sphère arabe et musulmane dont ils préparent le morcellement pour le plus grand bien également de leur protégé Etat d’Israël. L’Initiative du Grand Moyen que Georges W Bush avait présentée en 2003 au G8 de Sea Island, comme « solution » au désordre dans cette région, serait mise en application dès la chute du régime iranien après celui de Syrie.

La politique étrangère des Etats-Unis est connue. Est-il besoin de la décrire pour la contester ? Que l’Administration soit républicaine ou démocrate, elle est pour ainsi dire immuable. Elle s’appuie sur les mêmes fondamentaux depuis la création du pays. Ceux qui espéraient un changement de la politique extérieure des Etats-Unis par Barack Obama en sont pour leurs frais. Si John Mc Caïn avait été élu en lieu et place de l’actuel président américain, il aurait conduit la même politique étrangère. Et ce n’est pas la position de Barack Obama sur l’Irak [évacuation des troupes de ce pays] et sur l’Iran [non intervention militaire] qui a changé la doctrine américaine en cette matière. D’autant que, selon la Constitution américaine, c’est le Congrès qui détermine cette dernière dans ses grandes lignes.

Mardi, 07 Février 2012 14:00

La civilisation de Monsieur Guéant

Claude Guéant fait des confusions conceptuelles et des amalgames politiques. Il ne sait pas, à l’évidence, ce qu’est une civilisation. En tout cas, il ne connaît pas la civilisation qu’il stigmatise sans la nommer. Nous lui recommandons de lire deux ouvrages, ceux de Louis-Amélie Sédillot, « Histoire des Arabes » [1854] et de Gustave Le Bon, [1884]. Ils sont, tous les deux, en téléchargement libre. Nous n’allons pas faire, ici, de plaidoirie.

Brahim Younessi

La quatrième République succombe au système des partis qu’elle a instauré, à l’instabilité gouvernementale qui la caractérisait mais aussi et surtout à la guerre qui s’intensifie et se durcit en Algérie. La question algérienne, comme l’on disait alors, a pris, depuis la conférence de Bandung en avril 1955, une dimension internationale. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes accélère un mouvement de décolonisation par la voie de la négociation ou par le moyen de l’insurrection armée comme en Algérie.

Brahim Younessi

Décidément, ceux qui se sont mobilisés, l’année précédente, sous la houlette de Bernard-Henri Lévy, pour empêcher l’extradition par le gouvernement fédéral suisse de Roman Polanski vers les Etats-Unis où il a été reconnu coupable de viol sur une adolescente de 13 ans, montent de nouveau au créneau pour défendre leur ami Dominique Strauss-Kahn accusé par le procureur du district de New York d’acte sexuel criminel au premier degré, de tentative de viol au premier degré, d’agression sexuelle au premier degré, de séquestration illégale au second degré et d’attouchements non consentis qui lui vaudrait un maximum de 74 années de prison. Le procureur Cyrus Vance Jr accorde à la déposition de la victime présumée, madame Nafissatou Diallo, une « haute crédibilité » et reconnaît que les charges qui pèsent sur DSK sont « extrêmement sérieuses ».

Le pouvoir d’Alger agite, à chaque fois qu’il est en mauvaise posture ou que les règlements de compte font rage en son sein, la criminalisation du colonialisme. Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbas, qui aime bien se promener sur les Champs-Elysées considère que « cette revendication populaire est plus que légitime, c’est un devoir envers la mémoire des Chouhada. »

Ce devoir de mémoire a été bafoué dès la signature des accords d’Evian qui comportaient une clause d’amnistie des crimes liés à la guerre commis en Algérie, bafoué aussi par la dictature qui a usurpé le droit du peuple algérien à s’autodéterminer, le réduisant à un état d’asservissement. Honorer la mémoire des Chouhada, c’était d’abord respecter le serment du 1er Novembre dont la lettre et l’esprit ont été outragés et corrompus.

Mardi, 27 Décembre 2011 00:23

La main mise du Qatar sur le Maghreb

La polémique autour de la nomination de M. Rafik Abdessalam Bouchlaka à la tête du ministère tunisien des Affaires étrangères n’est pas prêt de désenfler. Peu importe qu’il soit le gendre de Rached Ghanouchi, le chef du parti Ennahda – ce lien familial ne doit pas être d’un quelconque empêchement dans sa « carrière » politique ou professionnelle comme il ne doit pas, non plus, être un moyen d’accéder à des fonctions qu’il ne mériterait pas ou un objet de privilèges –, peu importe même, à la limite, qu’il ait participé à une réunion de l’Otan qui s’est tenue à Doha les 8 et 9 février 2010, un document [est-il  partiellement faux?], le nouveau chef de la diplomatie tunisienne ne réfute pas sa présence à cette réunion mais nie y avoir représenté le Qatar, cite son nom comme l’un des neufs représentants de cet émirat auquel M. Rafik Abdessalam Bouchlaka est indéniablement lié sinon politiquement du moins professionnellement en tant que président du Centre des Etudes de la chaîne Al Jazeera.

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