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La politique algérienne du général de Gaulle

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Brahim Younessi

La quatrième République succombe au système des partis qu’elle a instauré, à l’instabilité gouvernementale qui la caractérisait mais aussi et surtout à la guerre qui s’intensifie et se durcit en Algérie. La question algérienne, comme l’on disait alors, a pris, depuis la conférence de Bandung en avril 1955, une dimension internationale. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes accélère un mouvement de décolonisation par la voie de la négociation ou par le moyen de l’insurrection armée comme en Algérie.

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7. L'Algérie de Bouteflika

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Ammar Koroghli *
Après avoir assumé les fonctions de chef de l’Etat de janvier 1994 à avril 1999, Liamine Zeroual a décidé de mettre fin à ses fonctions. En ce sens, M’Hammed Yazid, ancien ministre du GPRA a pu penser qu’il faut “éliminer” du marché politique les gens de sa génération : “Le discours du président Zeroual est au fond une abdication de chef d’Etat en faveur du collège électoral algérien et d’une déclaration d’impuissance, de renonciation à la magistrature suprême...” (1). Il poursuit : “ L’Etat est un Etat réfugié dans le ghetto du Club des Pins” (2).  Après avoir battu campagne, plusieurs candidats dont Taleb Ibrahimi, Hamrouche, Aït Ahmed… ont exprimé leurs craintes sur l’élection présidentielle d’avril 1999, avant de retirer leurs candidatures collectivement.

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6. L'Algérie de Zeroual

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Ammar Koroghli *
Liamine Zeroual qui fut ministre de la Défense nationale dès juillet 1993, en remplacement de Khaled Nezzar, succéda à Ali Kafi, après que le HCE décida de prolonger son « mandat » jusqu’au 31 janvier 1994. Dès son ministère, il évoqua la « faiblesse globale de l’Etat et de ses institutions » (1). Son diagnostic s’appuya sur l’existence de causes politiques (faiblesse du système en place, contradiction entre programmes et idées, prédominance de l’esprit partisan sur l’esprit patriotique et désorientation de l’opinion populaire), de causes économiques (mauvaise gestion, perturbation des secteurs de la production, gaspillage destructeur des potentialités du pays en devises, le recours aux crédits à court terme et encouragement du phénomène de la contrebande) et de causes sociales (croissance du taux de chômage, abandon par l’Etat de son rôle social, comportements bureaucratiques, corruption et népotisme, répartition inéquitable du revenu national). Des constats sous forme de discours.

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5. L'Algérie de Ali Kafi

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Ammar Koroghli *
Après l’assassinat de Boudiaf, il y eut un intermède. Le HCE (Haut Comité d’Etat) eut à sa tête Ali Kafi qui succéda au défunt Boudiaf. Il a été Secrétaire général de l’Organisation national des Moudjahiddines (ONM). Sa présidence se déroula dans une grande fièvre nationale et des tensions sociales caractérisées par l’apparition du terrorisme quasi-généralisé, quoique circonscrit par moments dans le centre du pays.

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4. L'algérie de Boudiaf

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Ammar Koroghli *
Réduit à sa plus simple expression, le projet de Boudiaf se présente comme suit : restauration de l’autorité de l’Etat, rupture radicale avec les hommes et les pratiques de l’ancien système, prise en charge des problèmes sociaux les plus aigus et espoir à redonner aux jeunes. Ce programme est plus que jamais d’actualité, notamment en ce qui concerne l’ancien système et les jeunes. Dans un discours à la nation, le 10 février 1992, il annonça l’instauration de l’état d’urgence, après avoir pris la décision de geler les activités du FIS. Pour lui, « L’Algérie se remettra au travail. C’est un véritable défi, un véritable combat ». Son thème de prédilection –la corruption- (qui lui coûta la vie) s’afficha : « Notre crédibilité dépend de notre lutte contre la corruption » (1).

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3. L’Algérie de Bendjedid

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Ammar Koroghli

Chadli Bendjedid fut désigné à la succession de Boumediène, son intronisation est due à la direction de l’armée et du FLN comme candidat unique à la présidence de la République. Une résolution organique du FLN du 14 mai 1980 conféra à Chadli les pleins pouvoirs afin de restructurer celui-ci. De plus, la nomination du gouvernement dépendait exclusivement de lui. Enfin, il renforça son autorité sur l’armée - dont il a été le ministre - par la reconstitution de l’état-major, ainsi que sur le FLN par la réduction du BP à sept membres au lieu de dix-sept. Les changements opérés au niveau du gouvernement et du BP du FLN ont préfiguré la mainmise de Chadli sur le pouvoir qui a écarté peu à peu ses adversaires réels (Yahiaoui et Bouteflika) ou potentiels (Abdelghani et Abdesselam). De même, peu à peu, les membres du Conseil de la révolution (MM. Draïa, Bencherif, Tayebi Larbi) vont cesser d’occuper des postes ministériels et ne plus siéger au sein du BP du FLN.

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2. L’Algérie de Boumedienne

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Ammar Koroghli

Le violent réquisitoire établi à l’égard du régime de Ben Bella (non exempt d’erreurs, il est vrai) perd au moins partiellement de sa signification au regard même des griefs opposés à celui-ci. De fait, d’aucuns pensent que la pratique politique suivie par le conseil de la révolution, conçu comme structure gouvernante, fut davantage la représentation des intérêts d’une caste que l’expression de l’intérêt national. Ainsi, après avoir rompu le cours de la légitimité constitutionnelle établie, de façon relative il est vrai, par la Constitution de 1963, ce conseil procéda à l’institutionnalisation d’un pouvoir central où l’hégémonie du chef se fit sentir d’une manière pesante. Il fut en effet de fait président de la République, secrétaire général du FLN, ministre de la Défense nationale et législateur par voie d’ordonnances. Taillé à la mesure d’un homme, ce régime s’analyse comme l’expression de la personnalisation du pouvoir, violemment prise à partie par la proclamation du 19 juin 1965.

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1. L’Algérie de Benbella

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Ammar Koroghli

Les cendres d’octobre 88 sont encore chaudes et vivaces dans notre mémoire collective. Les émeutes de janvier 2011 en sont-elles un remake ? Sommes-nous en présence d’un mouvement spontané, produit d’un ras-le-bol social, ou organisé et programmé par un clan du pouvoir en vue d’une succession qui s’annonce rude ? Ici quelques éléments de réponse puisés dans la vie politique algérienne post-indépendance, les maux qui rongent notre pays ayant des origines lointaines.

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